Une nouvelle directive européenne adoptée fin 2025 prévoit d’évaluer la santé des sols grâce à l’ADN environnemental. Une approche utile, mais insuffisante.

Une nouvelle directive européenne adoptée fin 2025 prévoit d’évaluer la santé des sols grâce à l’ADN environnemental. Une approche utile, mais insuffisante.

La revue « Science » publie, jeudi 11 juin, une cartographie planétaire de la densité des filaments mycorhiziens qui colonisent les racines de 70 % des espèces végétales terrestres, établissant avec elles des symbioses vitales. Un appel à préserver la bonne santé de ces réseaux fongiques.

On a voulu savoir s’il y avait des sols exempts de pollutions en France. Spoiler : peut-être un bout de montagne, mais ce n’est même pas sûr.
En trois décennies, 80 % des vers de terre ont disparu des sols européens sans déclencher la moindre mobilisation. Pourtant, ces animaux accomplissent un travail que la chimie agricole ne peut pas reproduire : aérer, fertiliser et structurer nos sols gratuitement. Cette hécatombe silencieuse menace directement notre production alimentaire mondiale.

Qui sont vraiment les vers de terre ? Presque invisibles mais essentiels, ils sont passés en un siècle et demi du statut de nuisibles à ceux d’alliés de l’agriculture durable. Que mangent-ils ? Sont-ils vraiment capables de creuser jusqu’à dix mètres sous terre ? Comment les identifier ? Autant de questions – et quelques autres – auxquelles répondent les chercheurs de l’Inrae Yvan Capowiez et Mickaël Hedde dans leur ouvrage publié aux éditions Quæ. Ci-dessous, nous reproduisons un extrait du chapitre 6 « Vers de terre : menacés et parfois menaçants ? », consacré à deux questions : les vers plats exotiques vont-ils décimer les vers de terre en France ? Et nos lombrics locaux sont-ils en déclin ?

Un phénomène intriguant a lieu dans le Marais poitevin où des milliers de mottes de terre dessinent des figures géométriques sur le sol. Ces curieux reliefs ont attiré l’attention d’une équipe de chercheurs du CNRS qui tentent de percer le mystère de leur formation.
🔗 https://www.franceinfo.fr/environnement/le-mystere-des-mottureaux-du-marais-poitevin_7961987.html
:fill(black)/2026/04/24/69eb901999769732813582.jpg)
Longtemps pensés uniquement à l’aune de leur fertilité, les sols sont aujourd’hui redécouverts pour leur statut de puits de carbone. Autrement dit, leur capacité à séquestrer le carbone en fait des contributeurs de premier plan à la lutte contre le changement climatique. Une étude sociologique menée auprès de scientifiques, politiques et acteurs publics territoriaux met en évidence cette redéfinition climatique des sols et ses conséquences concrètes.

Agronome de formation, Julien Denormandie a publié le 6 février 2026 le livre Le Chant du Sol, aux Éditions Seuil. L’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation y défend l’agriculture de conservation des sols (ACS).

Invisibilisé et pourtant vital, le sol est devenu ces dernières années un enjeu majeur pour faire face au réchauffement climatique. Scientifiques et spécialistes mettent en garde sur la conservation de cet écosystème, discret, fragile mais encore aujourd’hui, trop souvent négligé. Explications.

Le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation publique, jusqu’au 24 mai 2026, un projet d’arrêté précisant les critères de définition et de délimitation des zones humides dans les départements et régions d’outre-mer (Drom).
🔗 https://www.actu-environnement.com/ae/news/zones-humides-outre-mer-arrete-consultation-47944.php4#

Jusqu’au 31 octobre, le Muséum d’histoire naturelle de Blois propose une exposition pédagogique et interactive consacrée aux sols. L’objectif est de faire découvrir le sol en répondant aux questions : qu’est-ce que le sol ? De quoi est-il composé ? Quel est son intérêt ? Le sol est-il partout identique ? Quel sol correspond à quel paysage ?

Au cœur du Parc naturel régional du Marais poitevin, deuxième plus grande zone humide de France, une équipe scientifique1 menée par un chercheur du CNRS a mis en évidence la capacité des sols argileux à s’auto-organiser en motifs géométriques. Appelés mottureaux, ces microreliefs2 guident l’infiltration des pluies et favorisent la biodiversité végétale3 dans les sols du marais. Ces résultats sont parus dans la revue Journal of the Royal Society Interface le 25 mars 2026.
La Fédération des Parcs naturels régionaux de France publie les résultats d’une étude sur la santé des sols, menée dans cinq Parcs naturels régionaux pilotes : Caps et Marais d’Opale, Haut-Jura, Livradois-Forez, Pilat et Verdon.
Réalisée par l’Agence Acqua Alta avec le soutien de l’ADEME et l’Association Française d’Étude des Sols, cette étude propose des plans d’action concrets et opérationnels pour préserver et restaurer les sols à l’échelle des territoires.
Inscrit dans cette volonté de produire un document résolument opérationnel, vous trouverez dans ces plans d’action :
Ces ressources sont conçues pour être mobilisées directement sur le terrain et transférables à d’autres territoires, afin d’accompagner l’ensemble du réseau des Parcs naturels régionaux dans la mise en œuvre de politiques locales de protection des sols.

Pour évaluer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, comme pour émarger aux marchés du carbone, il est notamment nécessaire de suivre l’évolution des stocks de carbone organique dans les sols. Pour cela, des scientifiques INRAE du Centre d’études spatiales de la biosphère, (CESBIO – INRAE/CNRS/IRD/CNES/Université de Toulouse) ont coordonné une étude internationale qui a analysé les différentes méthodes de suivi et proposent un cadre méthodologique harmonisé ainsi qu’un arbre de décision pour déterminer la méthode la plus adaptée à chaque situation.
🔗 https://www.inrae.fr/actualites/estimer-carbone-sols-enjeu-cle-climat-politiques-agricoles

Depuis le lancement des travaux des futures lignes de métro franciliennes en 2016, plus de 36 millions de tonnes de terres ont été excavées sur les chantiers. De quoi poser au maître d’ouvrage, la Société des grands projets, des enjeux de valorisation de ces déchets.

La résistance aux antibiotiques constitue déjà l’une des plus grandes menaces sanitaires mondiales. Mais une nouvelle étude suggère qu’un facteur inattendu pourrait encore aggraver la situation : l’assèchement progressif de certaines régions de la planète. En modifiant les équilibres microbiens du sol, la sécheresse pourrait favoriser l’émergence de bactéries capables de résister aux traitements, avec des conséquences potentielles jusque dans les hôpitaux.

Les traitements antiparasitaires administrés aux animaux domestiques libèrent des substances chimiques dans l’environnement, menaçant des insectes essentiels à l’écosystème. Cette pollution discrète, souvent ignorée, soulève des questions sur la durabilité des pratiques vétérinaires et leurs impacts sur la biodiversité et la santé des sols.

La France détruit ses sols quatre fois plus vite que sa population ne croît, devenant ainsi championne européenne de l’artificialisation par habitant. Les sols, pourtant essentiels pour le climat et la biodiversité, nécessitent une préservation urgente, appuyée par un plan national ambitieux, réclame une tribune collective d’élus, de scientifiques et d’acteurs de terrain.

C CE SOIR prolonge le débat de Sur Le Front autour de nos sols et des conséquences de l’utilisation des pesticides… Notre terre est très souvent malade, nous venons de le voir, nous venons aussi de constater que des solutions pouvaient exister, qu’elles soient naturelles ou technologiques mais est-ce suffisant pour sortir de notre dépendance aux pesticides ? Les agriculteurs peuvent-ils s’en libérer ou une France sans pesticides est-elle de l’ordre de la science-fiction dans la grande compétition mondiale ? Bref, comment concilier la survie de nos paysans et la protection de nos sols et de notre santé ?
Hugo Clément part à la découverte du sol de la France : il met les mains dans la terre et découvre que ce n’est, souvent, plus un monde qui grouille de petites bêtes mais un sol sans vie, sec, une terre qui s’effrite. Selon l’Institut européen des sols, 89% du sol agricole français serait dégradé en raison des pratiques de l’agriculture intensive : le labour profond, les pesticides mais aussi des engrais azotés. Non seulement ces engrais appauvrissent le sol autour des plantes traitées, mais ils peuvent polluer des réserves d’eau potable : plus de 700 points de captage d’eau en France ont été fermés à cause des nitrates, issus notamment des engrais azotés. Un peu partout, des agriculteurs se battent pour changer de pratiques.
:format(jpeg)/e/6/8/5540c59fb4cd40b38a6eec64ea12407f0d91b8a37078e5ed99a6a65d56b5686e.jpg)