Un décret et deux arrêtés fixent les valeurs limites applicables aux matières fertilisantes et supports de culture. Pour l’essentiel, les textes reprennent les projets proposés en 2023. Le cadmium fera l’objet d’une trajectoire spécifique.

Un décret et deux arrêtés fixent les valeurs limites applicables aux matières fertilisantes et supports de culture. Pour l’essentiel, les textes reprennent les projets proposés en 2023. Le cadmium fera l’objet d’une trajectoire spécifique.

Dix ans après celui de 2015, parution du nouveau document en 2026.
« Soils are a unique resource providing a wide range of services for ecosystem functioning and human well-being. Despite more than a hundred years of soil science history, we still do not fully understand the dynamics and status of the world’s soils, and efforts to protect, conserve and sustainably manage this valuable resource have always been limited by knowledge.In an effort to improve understanding of the status of this resource and to identify threats and activities leading to its degradation, the Intergovernmental Technical Panel of Soils (ITPS) supported by the Food and Agriculture Organization of the United Nations and its Global Soil Partnership (GSP) embarked in 2014 on the preparation of a global assessment to enable countries to better understand what actions should be taken to promote sustainable soil management. The Report on the Status of the World Soil Resources (SWSR) 2015 is a reference work and a milestone among the documents assessing global soil quality and soil health change. Its publication was possible thanks to the work of the first ITPS. Ten years later, in 2026, the ITPS and the GSP secretariat publishes a second edition of the SWSR where all the scientific documents and publications reporting on the evolution of the status of soils and of the different soil threats will be taken into account, together with regional assessments, to know what has been the trend of the status of soils in these 10 years and where are we facing to. »
🔗 https://openknowledge.fao.org/items/f7d10741-ba81-4de3-b843-6cf3dbb02def
Utilisée depuis plus d’un siècle pour protéger les cultures, la bouillie bordelaise a laissé un héritage encombrant : des sols agricoles durablement contaminés par le cuivre. Pour y remédier, des chercheurs de l’ICSM (CEA-CNRS-Université de Montpellier-ENSCM) et du DMRC (CEA) ont développé une approche associant lixiviation biosourcée et ultrasons à haute fréquence. Cette technique accélère et améliore l’extraction du cuivre par rapport aux méthodes conventionnelles de dépollution, sans altérer la granulométrie ou texture du sol.

En lien avec la directive sur les sols européens, le projet SoilHarmony, coordonné par l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae), vise à harmoniser les mesures et les données relatives à la surveillance des sols à l’échelle de l’Union européenne.

La loi promulguée cet été facilite la création de plans d’eau dans les zones humides et assouplit les obligations de compensation en cas d’atteinte à ces écosystèmes qui jouent pourtant un rôle précieux en situation de sécheresse ou d’inondation.

Dans un article publié dans The Conversation, une géochimiste du BRGM montre que les techniques de réhabilitation des sols, sièges d’activités minières, permettent de limiter leur érosion mais pas de relancer leur activité biologique.

60 à 70 % des sols sont en mauvaise santé dans l’union européenne selon le BRGM, alors que 25 % de la biodiversité est abritée sous terre. La France fait partie des zones du monde où les sols sont les plus dégradés, savez-vous pourquoi ?

Les sénateurs ont revu, contre l’avis du gouvernement, la définition des zones humides, que la droite sénatoriale estime trop nombreuses. Ils ont aussi allégé les contraintes qui pèsent sur les zones humides fortement dégradées. « Il faut vraiment préserver les zones humides », rétorque le sénateur Les Ecologistes Daniel Salmon.
À Bordeaux, le Jardin botanique propose jusqu’au 28 février 2027 une exposition sensorielle qui invite à regarder autrement les sols. Un sujet discret, juste sous nos pieds, mais brûlant à l’heure à des canicules.

En 2024, la consommation foncière atteint son plus bas niveau depuis 2011, selon le Cerema. Mais la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) alerte sur près de 69 000 hectares supplémentaires qui échapperaient au décompte de l’objectif ZAN pour 2031.
🔗 https://www.actu-environnement.com/ae/news/artificialisation-sols-cerema-fnh-zan-48249.php4

Longtemps indissociables de l’agriculture même, le labour et les activités de travail du sol sont aujourd’hui remis en question. Réduire ou arrêter de labourer serait ainsi bénéfique pour la structure des sols, la biodiversité et même pour le climat. Mais ces bienfaits sont-ils tous certains ? Ne sont-ils pas également contrebalancés par d’autres dommages ? Une équipe d’agronomes tâche de faire le point.
🔗 https://theconversation.com/faut-il-vraiment-arreter-de-labourer-les-champs-284340
Une exposition proposée par la Direction de la culture scientifique – Muséum et Jardin botanique de Bordeaux, dans les espaces intérieurs du Jardin botanique de la Bastide.
🔗 https://www.bordeaux.fr/agenda/inauguration-de-lexposition-sols

Carnets de science, la revue du CNRS, fête ses 10 ans. À la une de ce n° 20, un dossier aussi original qu’étonnant sur les sols.
🔗 https://lejournal.cnrs.fr/articles/carnets-de-science-20-sols-un-monde-sous-nos-pieds

Une nouvelle directive européenne adoptée fin 2025 prévoit d’évaluer la santé des sols grâce à l’ADN environnemental. Une approche utile, mais insuffisante.

La revue « Science » publie, jeudi 11 juin, une cartographie planétaire de la densité des filaments mycorhiziens qui colonisent les racines de 70 % des espèces végétales terrestres, établissant avec elles des symbioses vitales. Un appel à préserver la bonne santé de ces réseaux fongiques.

On a voulu savoir s’il y avait des sols exempts de pollutions en France. Spoiler : peut-être un bout de montagne, mais ce n’est même pas sûr.
En trois décennies, 80 % des vers de terre ont disparu des sols européens sans déclencher la moindre mobilisation. Pourtant, ces animaux accomplissent un travail que la chimie agricole ne peut pas reproduire : aérer, fertiliser et structurer nos sols gratuitement. Cette hécatombe silencieuse menace directement notre production alimentaire mondiale.

Qui sont vraiment les vers de terre ? Presque invisibles mais essentiels, ils sont passés en un siècle et demi du statut de nuisibles à ceux d’alliés de l’agriculture durable. Que mangent-ils ? Sont-ils vraiment capables de creuser jusqu’à dix mètres sous terre ? Comment les identifier ? Autant de questions – et quelques autres – auxquelles répondent les chercheurs de l’Inrae Yvan Capowiez et Mickaël Hedde dans leur ouvrage publié aux éditions Quæ. Ci-dessous, nous reproduisons un extrait du chapitre 6 « Vers de terre : menacés et parfois menaçants ? », consacré à deux questions : les vers plats exotiques vont-ils décimer les vers de terre en France ? Et nos lombrics locaux sont-ils en déclin ?

Un phénomène intriguant a lieu dans le Marais poitevin où des milliers de mottes de terre dessinent des figures géométriques sur le sol. Ces curieux reliefs ont attiré l’attention d’une équipe de chercheurs du CNRS qui tentent de percer le mystère de leur formation.
🔗 https://www.franceinfo.fr/environnement/le-mystere-des-mottureaux-du-marais-poitevin_7961987.html
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Longtemps pensés uniquement à l’aune de leur fertilité, les sols sont aujourd’hui redécouverts pour leur statut de puits de carbone. Autrement dit, leur capacité à séquestrer le carbone en fait des contributeurs de premier plan à la lutte contre le changement climatique. Une étude sociologique menée auprès de scientifiques, politiques et acteurs publics territoriaux met en évidence cette redéfinition climatique des sols et ses conséquences concrètes.
